Accueil Actualité « Loi Santé ». Dangers ordinaires, exclusion sanitaire et générations futures au cœur des préoccupations écologistes.

« Loi Santé ». Dangers ordinaires, exclusion sanitaire et générations futures au cœur des préoccupations écologistes.

 

 

Lors de l'examen du « Projet de loi de modernisation de notre système de santé » mercredi en commission des Affaires sociales, Aline Archimbaud (Seine-Saint-Denis, écologiste), cheffe de file du Groupe écologiste du Sénat, défendra 80 amendements visant à défendre l'accès aux droits pour toutes et tous, par la promotion de la santé environnementale et de la prévention.

Les dangers ordinaires.

Nous sommes exposés dans notre vie quotidienne à de nombreux risques pour notre santé. Aline Archimbaud défendra plusieurs amendements pour lutter contre ces « dangers ordinaires » : prise en compte de l'effet cocktail dans les limites maximales de résidus, liberté de choix pour les vaccins obligatoires entre vaccins avec ou sans adjuvants aluminiques, étiquetage des produits alimentaires, taxe sur l'huile de palme et l'aspartame, interdiction des néonicotinoïdes ou encore recensement des professions exposées régulièrement aux produits phytosanitaires.

L'exclusion sanitaire.

A cette exposition quotidienne s'ajoute, pour beaucoup de nos concitoyens, un accès aux soins plus difficile. Cette « exclusion sanitaire » peut prendre de nombreuses formes. Pour les personnes en situation de précarité, cela prend la forme d'un parcours du combattant administratif. Aline Archimbaud proposera donc des mesures de simplification issues du rapport qu'elle a remis au Premier Ministre en septembre 2013 (revenu fiscal de référence comme seule pièce à fournir pour diverses aides ; automaticité du renouvellement de l'Aide à la Complémentaire Santé pour les titulaires de l'Allocation Adulte Handicapé et l'Allocation de Solidarité pour les Personnes Âgées). Pour les anciens malades, elle défendra un « droit à l'oubli » afin de ne pas se trouver lésés pour leurs emprunts bancaires. Les amendements proposeront également le soutien au logement pour les personnes en souffrance psychique, la mise en place de « zones blanches » (zones de rayonnement électromagnétique limité) pour les électrosensibles et la lutte contre l'exil forcé par manque de solution adaptée sur le territoire national.

Les générations futures.

Une attention particulière sera portée sur les enfants, particulièrement fragiles et exposés aux problématiques de santé environnementale. Ces dispositions comprennent une meilleure transparence sur les produits de puériculture : pictogramme « Ne convient pas aux jeunes enfants » pour les meubles émettant beaucoup de polluants volatils, obligation d'étiquetage imposée aux fabricants et distributeurs de meubles pour enfants, réglementation des perturbateurs endocriniens dans les vêtements de nuit pour enfant. D'autres propositions consisteront à améliorer le dépistage de l'intolérance au gluten et autres maladies auto-immunes, à promouvoir le bio à la cantine et à développer l'apprentissage du vélo par les vélo-écoles pour permettre aux « générations futures » de grandir en bonne santé.

Pour Aline Archimbaud : « Ces dispositions doivent rassembler au-delà des clivages politiques. Protéger la santé de chacun, c'est d'abord un devoir d'humanité, mais c'est aussi une question de bon sens sur le plan budgétaire. Le gisement dit « moins de maladies » reste la piste d'économies la plus importante dont nous disposions. Il s’impose aujourd’hui scientifiquement que les quatre maladies repérées par l’OMS comme étant les plus meurtrières (cancer, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires et diabètes) ont, au-delà des causes génétiques, des causes liées au mode de vie et à l’exposition aux pollutions. 83% des dépenses remboursées par l’assurance maladie sont d’ailleurs attribuables en France aux maladies chroniques. »